Paul Valéry, Alphabets

De la typographie comme contrainte d’écriture :

En 1924, l’éditeur René Hilsum présente à Paul Valéry vingt-quatre lettrines qu’il vient d’acquérir, gravées sur bois par le peintre Louis Jou. Ce serait là un alphabet complet, s’il n’y manquait le K et le W. Or le poète tire parti de cette double lacune, puisqu’à ces lettres qui ne sont que vingt-quatre, il décide de consacrer autant de poèmes en prose, ajustés aux vingt-quatre heures du jour, et le premier mot de chacun d’eux commençant par l’une des lettrines de cet alphabet. Bien que le projet d’album, qui devait paraître à la librairie du Sans Pareil, ait été finalement abandonné, Valéry continua de loin en loin, jusqu’en 1938, à travailler à ce recueil dont il publia quelques pages dans des revues. Grâce aux soins de Michel Jarrety, qui a établi, présenté, et méticuleusement annoté cette édition, voici Alphabet disponible en livre de poche , tel un pratique abécédaire portatif de l’intelligence et de la sensualité valéryennes. (Jean-Michel Maulpoix, http://www.maulpoix.net/index.html)

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