Jean Giono et la typographie

En 1995, une exposition du Centre Jean Giono à Manosque « Giono en caractères » mettait l’accent sur la sensibilité particulière de l’écrivain aux formes de l’écriture.
D’une rencontre avec le graphiste-typographe Maximilien Vox naît une amitié et un grand projet : fusionner littérature et typographie. Des correspondances et entretiens enregistrés en gardent la trace :
https://sites.google.com/site/pourmaximilienvox/1-de-vox/mort-de-gutenberg

En 1952, Maximilien Vox et Jean Giono fondent avec Jean Garcia, Robert Ranc et d’autres amis les Rencontres de Lure, au moment précis où la typographie amorce un tournant décisif de son histoire : la fin des caractères en plomb, remplacés par la photocomposition, un procédé photographique qui permet de composer des textes. Il est lui-même balayé à la fin des années 80 par le numérique et la PAO.  Les Rencontres de Lure ont pour vocation d’observer et d’accompagner cette mutation des métiers graphiques et de créer des liens entre tous ceux dont la typographie est au cœur de leur pratique professionnelle et artistique. Elles continuent de proposer chaque année une semaine de rencontres dans le village de Lurs en Haute Provence.
http://delure.org/

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Tim Gaze / Asemic writing

L’australien Tim Gaze m’a envoyé un mail pour me parler de son travail et j’ai découvert le terme de « Asemic writing », que l’on pourrait peut-être traduire par « écriture sans langage », proche du mouvement du lettrisme.
Il l’explique sur ces deux liens :
http://lex-icon21.blogspot.fr/2012/03/lex-icon-blog-project-post-3-tim-gaze.html
http://asemic.net/

Il a également créé une maison d’édition où il publie son travail (100 scenes) et celui d’autres auteurs qui pratiquent l’écriture asémique :
http://asemic-editions.blogspot.com.au/

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Zoë Sadokierski / Mot et image dans la fiction contemporaine

Zoë Sadokierski est graphiste, auteur et chercheuse à l’université de Sydney. Elle s’intéresse aux éléments graphiques présents dans une œuvre littéraire et tient un blog (On publication design for page and screen) qui traite de ces sujets entre autres. Elle prépare une thèse sur les « Hybrids novels ».
http://zoesadokierski.blogspot.fr/2006/11/seminar-presentation-word-in.html

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Christian Dotremont, logogrammes

Christian Dotremont est un poète belge (1922-1979), fondateur du groupe « surréaliste révolutionnaire » de Belgique en 1947 et du mouvement d’art expérimental Cobra (Copenhague, Bruxelles, Amsterdam), mais surtout créateur de logogrammes.

Un logogramme est un poème calligraphié dans l’instant, à l’encre ou la peinture, dans lequel l’écriture devient image du sens, énergie du geste du texte qu’elle porte, jusqu’à en perdre la lisibilité pour devenir pure forme. Le texte de ce poème est généralement réécrit en légende au crayon dans une autre écriture toujours manuelle mais lisible d’écolier appliqué. Tracés sur les supports les plus variés : valises, photographies, ou dans la neige en Laponie (logoneiges et logoglaces).

Christian Dotremont est saisi par l’aspect physique de son écriture. Il cherche à faire coïncider le geste de l’écriture avec la fulgurance du texte improvisé. Le poète Yves Bonnefoy qui était l’un de ses amis dit que : «Dotremont avait cru pouvoir remarquer, quand il n’était qu’un petit enfant, que certaines plantes ont une apparence de lettre, que le vent passe dans les herbes comme la main qui écrit court dans les mots : il avait rêvé ainsi d’une continuité de la forme vivante et de celle des signes de l’alphabet ce qui montre qu’il était prêt à ressentir que les lettres, celles que l’on fait naître avec le crayon ou la plume, ont en retour quelque chose sinon même beaucoup des plantes et peuvent s’emplir comme ces dernières des énergies de la vie. Les lettres sont, ou du moins elles peuvent être, pour qui ne les étouffe pas sous sa plume, le dehors vivant de la vie, un moyen pour celle-ci de croître, de devenir.»

Le peintre Pierre Alechinsky, autre membre de cobra, dit de lui : «Dotremont, maître des mots, dessine au pinceau ce qu’il pense, voit et pourrait déclamer. Le poème remue, devient peinture. Dotremont réussit à créer ses poèmes dans le temps même de leur tracé pictural. Tour de force car il ne peut comme un peintre arrêter en chemin, ajouter, élaguer, obligé qu’il est de dérouler d’une seule venue la phrase d’encre. C’est cet élan, dans le geste, sans une retouche, qui le meut.»

Citations de Christian Dotremont
La vrai poésie est celle où l’écriture a son mot à dire.

À mon avis les logogrammes ne sont pas des calligraphies, chaque logogramme étant un manuscrit original : je ne cherche pas à raffiner, je ne cherche pas la perfection. […] Dans les logogrammes mon écriture est libre, je ne me soucie pas de lisibilité, et j’aboutis à une « lisibilité » de « dessin » ; je laisse d’ailleurs le spectateur libre : il peut ne voir que le « dessin », c’est-à-dire le graphisme, et il peut, s’il le veut, lire près du logogramme le texte de celui-ci, que je récris, après coup, en petites lettres lisibles.

ImageImageImage

L’éditeur bruxellois Didier Devillez a publié, dans sa collection Fac-Similé, reprenant fidèlement l’édition originale (Ziggurat Antwerpen, 1978), J’écris, donc je crée, un seul long logogramme en 25 pages, précédé d’une introduction de Freddy de Vree et d’un texte signé Dotremont en 1977.

Publié dans Uncategorized | 1 commentaire

Xu Bing, Une histoire sans mots

Les éditions Grasset publient Une histoire sans mots (book from the Ground), le roman de l’artiste Xu Bing (originaire de Chine et installé à New York),  qui utilise des symboles et pictogrammes de provenance diverse pour raconter la journée d’un homme (smileys, signalétique de transport, météo, icones informatiques ou issues de notices techniques et fiches de sécurité, logos…). Un fonte et un programme qui permet de transposer les mots en symboles sont à l’origine de ce projet.
Résumé de l’éditeur  : Une histoire sans mots est réellement une histoire sans mots. A partir de pictogrammes totalement inventés, voici, heure par heure, une journée de M. Noir. M. Noir ? Un col blanc. M. Noir ? Un citadin. Sa journée ? Des soucis, l’ennui, ses rêves. De bonne heure, il se précipite dans le métro. Bureau. Emails. Une conférence à préparer, bavardage avec les collègues au déjeuner, esquive des coups de fil de sa famille qui le pousser à se marier. La journée finie, M. Noir peut enfin s’offrir un peu de bon temps, il invite une fille rencontrée sur Internet à prendre un verre… La journée de M. Noir verra-t-elle un éclair de bonheur ?
Xu Bing est un des plus grands graphistes chinois contemporains. Ses œuvres sont exposées au Metropolitan Museum of Art de New York comme au British Museum de Londres. En 2006, le Southern Graphics Council lui a décerné son prix pour l’ensemble de son œuvre.

http://www.wallpaper.com//wallspace/xubing
http://www.xubing.com/index.php/site/projects/year/2012/book_from_the_ground2
http://www.grasset.fr/nouveautes/nouveau.htm
http://www.actualitte.com/les-maisons/une-histoire-sans-mots

XuBing

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

Austin Kleon / Newspaper Blackout

Comment lire pour écrire entre les lignes. Austin Kleon, à l’aide d’un feutre noir soustrait aux lignes de textes qu’offrent les quotidiens, les mots dont il ne veut pas. Ne reste qu’un choix de mots. Ce choix lui appartient.

AustinKleon

AustinKleon2

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire

David Bessis/Ars grammatica

Le graphe comme liant des mots, le verbe est dans le trait.
Publié en 2006 aux éditions Allia
Bessis01  Bessis03 Bessis05 Bessis04

Publié dans Uncategorized | Laisser un commentaire