Xu Bing, Une histoire sans mots

Les éditions Grasset publient Une histoire sans mots (book from the Ground), le roman de l’artiste Xu Bing (originaire de Chine et installé à New York),  qui utilise des symboles et pictogrammes de provenance diverse pour raconter la journée d’un homme (smileys, signalétique de transport, météo, icones informatiques ou issues de notices techniques et fiches de sécurité, logos…). Un fonte et un programme qui permet de transposer les mots en symboles sont à l’origine de ce projet.
Résumé de l’éditeur  : Une histoire sans mots est réellement une histoire sans mots. A partir de pictogrammes totalement inventés, voici, heure par heure, une journée de M. Noir. M. Noir ? Un col blanc. M. Noir ? Un citadin. Sa journée ? Des soucis, l’ennui, ses rêves. De bonne heure, il se précipite dans le métro. Bureau. Emails. Une conférence à préparer, bavardage avec les collègues au déjeuner, esquive des coups de fil de sa famille qui le pousser à se marier. La journée finie, M. Noir peut enfin s’offrir un peu de bon temps, il invite une fille rencontrée sur Internet à prendre un verre… La journée de M. Noir verra-t-elle un éclair de bonheur ?
Xu Bing est un des plus grands graphistes chinois contemporains. Ses œuvres sont exposées au Metropolitan Museum of Art de New York comme au British Museum de Londres. En 2006, le Southern Graphics Council lui a décerné son prix pour l’ensemble de son œuvre.

http://www.wallpaper.com//wallspace/xubing
http://www.xubing.com/index.php/site/projects/year/2012/book_from_the_ground2
http://www.grasset.fr/nouveautes/nouveau.htm
http://www.actualitte.com/les-maisons/une-histoire-sans-mots

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Austin Kleon / Newspaper Blackout

Comment lire pour écrire entre les lignes. Austin Kleon, à l’aide d’un feutre noir soustrait aux lignes de textes qu’offrent les quotidiens, les mots dont il ne veut pas. Ne reste qu’un choix de mots. Ce choix lui appartient.

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David Bessis/Ars grammatica

Le graphe comme liant des mots, le verbe est dans le trait.
Publié en 2006 aux éditions Allia
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Ionesco/Délires à deux

Essai de calligraphie sonore par Massin d’après l’interprétation de Tsilla Chelton et de Jean-Louis Barrault à l’Odéon-Théâtre de France. Paris : Gallimard, 1966.

Mode d’emploi (p. 5)
Enfermés dans une chambre, un homme et une femme se disputent tandis qu’autour d’eux gronde l’émeute. Leurs propos, leurs injures, leurs cris sont entrecoupés de détonations : coups de feu, éclatement de grenades, explosions et, pour finir, le feu d’artifice de la victoire.
Prolongeant ainsi l’expérience récente d’une mise en scène typographique de la Cantatrice chauve, le metteur en page s’est efforcé cette fois de transcrire la voix humaine et le son. Cette écriture parlée, ou calligraphie sonore si l’on veut, vise à restituer le volume, la hauteur, la durée, le timbre et l’accent tonique – si faible soit-il en français – de la voix des deux interprètes ainsi que l’environnement sonore, à l’aide d’une typographie modulée et de taches ou accidents graphiques divers.
Il est inévitable que le délire à deux de ce couple entraînât un délire de l' »écriture ». Attention : cette calligraphie vocale, cette typographie à pas variable, pour arbitraires qu’elles soient, ne sont jamais gratuites. L’amusement du lecteur ou la plastique de la page ne devant pas faire oublier le caractère sérieux, voire rigoureux, d’une expérience qui fait entrevoir, peut-être, une perspective de réconciliation de l’image et du verbe.

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Blaise Cendrars/La prose du Transsibérien

La Prose du Transsibérien et de la petite Jehanne de France, poème écrit par Blaise Cendrars (1887-1961) est composé et illustré par l’artiste Sonia Delaunay (1885-1979) et publié aux éditions Les Hommes Nouveaux à la fin de l’année 1913. Il se présente comme un dépliant accordéon de 2 mètres de long, plié 10 fois. Une douzaine de polices de caractères différentes sont utilisées, et le texte est imprimé en couleurs. Les « blancs » du texte sont habillés de bandes de couleurs.

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Pierre Guyotat/Progénitures

Progénitures, paru chez Gallimard en 2000 est un livre qui s’écoute (il est d’ailleurs accompagné d’un CD), et la typographie est là comme une partition qui donne des indications sur la façon dont le texte doit se dire où s’entendre. Pierre Guyotat (écrivain français né en 1940) en parle ainsi dans Explications : … les paroles s’engendrent… progénitures de paroles ; c’est aussi comme ça qu’il faut comprendre le titre de l’œuvre » (p. 14). « Progénitures, ce n’est pas ma vision du monde, c’est la vision du monde qui s’organise dans mon chant ; quand ce chant cesse, la vision disparaît » (p. 82).
En fin d’ouvrage, une notice indique la manière dont le texte doit être lu en fonction de son enrichissement typographique : « Il convient de lire Progénitures dans le rythme syllabique du verset. La lecture, d’une traite, de chacun des versets – mes plus longs, aussi, dont, ici, la disposition typographique en « décalé(s) » indique l’unité – permet de faire apparaître tous les détails de la fiction et du sens.
Les mots ou groupes de mots mis en gras signalent les changements de figures, de lieux ou d’action. »
On peut entendre Pierre guyotat lire quelques pages de Progénitures sur Ubu web http://www.ubu.com/sound/guyotat.html

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Sam Winston

http://www.samwinston.com/

« Jeune artiste anglais, Sam Winston explore le langage écrit, avec lequel il crée des sculptures, des images, des livres qui interpellent notre regard sur les mots. Autant sur leur forme que sur leur sens. Ses méthodes de recherche sont celle de notre temps : statistique, collecte de données et analyse, programmation informatique. Ce qui ne l’empèche pas de se servir de ses mains : dessin, griffonnage, pliage découpe minutieuse et patiente sont à l’origine de ses créations. Une microchirurgie du texte qui en revèle l’essence, menant le spectateur à une compréhension nouvelle d’un art construit à partir de la typographie, et s’ouvrant sur une esthétique où le texte devient image.»
Esther Dudley, Conférenciere de l’histoire du Design, School of Art & Media Plymouth University

Sam Winston a commencé à écrire des histoires et vendre des livres d’artiste à l’Institut de Londres d’Art Contemporain. On peut maintenant trouver son travail dans des institutions et musées au Royaume-Uni et aux EU, y compris  MoMA à New York.
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